12 juin 2019

Insaisissables, Tome 2 & 3 de Tahereh Mafi

Hello tout le monde! Après quelques semaines (encore et oui!) d'absence, me voilà de retour pour vous donner mon avis final sur la première saison de la saga Insaisissable de Tahereh Mafi. Après avoir le premier tome qui m'avait agréablement surprise mais qui me laissait encore perplexe, j'ai voulu enchaîner avec le tome 2 et 3 pour me faire un avis complet de ces trois premiers tomes et pouvoir ainsi vous le faire partager!

RÉSUMÉ TOME 2 :

Juliette se réfugie au Point Omega, le quartier général de la résistance. Cette forteresse souterraine et ultra-moderne cache les gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait toujours d’elle un paria.

De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas oublié non plus ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenj, à qui il compte bien faire payer leur trahison.

L’affrontement est inévitable… Juliette, tiraillée entre son amour pour Adam et la soudaine attirance qu’elle ressent pour Warner, devra choisir son camp. Car elle est l’arme absolue, la seule qui puisse raviver l’espoir d’un monde dévasté.


T2 : Dans ce tome-ci, Juliette m'a vraiment agacé, je dois l'avouer. En se laissant guider par Adam, elle a perdu de sa poigne et de son indépendance ce qui m'a dérangé, car au fond d'elle, on pouvait sentir qu'elle comprenait et prenait enfin conscience de ses pouvoirs. Mais c'est sans compter sur ce cher Adam, qu'elle s'est souvent laissé guider par sa bienveillance. Mais sa bienveillance est aussi quelque chose que j'ai énormément admiré dans ce personnage donc on peut dire que Juliette m'a laissé perplexe et indécise dans ce deuxième volet. J'en attendais donc d'avantage pour la suite !

“ Loneliness is a bitter, wretched companion. Sometimes it just won't let go. ”

T3 : Et je dois dire que je n'ai pas été déçue, malgré quelques épisodes et scènes qui m'ont déplu par rapport à son comportement avec Warner, j'ai en globalité beaucoup apprécié le personnage. Elle prend enfin les rennes de son destin et m'a surprise par sa détermination. Elle remet en place ce cher Adam et met au clair toutes ses affaires. Une renaissance pour ce personnage aguerri, audacieux et courageux qui ne m'a pas laissé de marbre !


T2 : Aaron Warner est définitivement le personnage le plus surprenant de cette saga. Comme j'avais pu le dire dans ma précédente chronique, on avait un malin plaisir à adorer détester ce personnage si sardonique et odieux. Et pourtant me voilà ici, prête à vous dire qu'il est devenu mon personnage préféré lors de ce tome 2. Un personnage complexe, dur à cerner et pourtant très intéressant. Aaron Warner, c'est toute une psychologie particulière qu'il faut savoir démanteler. Il devient un protagoniste indispensable au déroulement du récit, il commence enfin à jouer un rôle réel dans la vie de nombreux personnages et se fut un réel plaisir de le découvrir sous un autre jour que celui que l'on connaissait déjà.

“The truth," he says, "is a painful reminder of why I prefer to live among the lies.” 

T3 : Que dois-je encore dire ? Le tome 3 est sûrement mon opus préféré grâce à Warner, on le découvre vulnérable et sensible, on en apprend d'avantage sur lui et il créé enfin un réel lien avec d'autres personnes que lui-même, au plus grand plaisir du lecteur. Mais ce qui m'a fait l'admirer, c'est de le voir maintenir cette foi en Juliette et son habilité à être maîtresse de ses décisions et de son destin, il va la laisser gérer ses problèmes seule et ne pas intervenir, ne doutant pas de sa force et de sa capacité à se débrouiller seule. Un grand point fort qui n'ai pas la négligeable face à Adam qui a souvent fait le contraire. Go strong women!!


T2 : Il était primordial que l'on parle de Kenji, car cette saga ne serait pas ce qu'elle est sans ce personnage hilarant et cynique mais aussi loyal et courageux. On rencontre déjà ce personnage dans le premier volet, mais il prend vraiment une place conséquente à partir de ce tome 2, pour mon plus grand bonheur de lectrice ! Car il faut dire ce qui est, Juliette et lui vont former un sacré duo. Ce que j'ai apprécié dans ce personnage et surtout dans ce tome-ci c'est son franc-parler et son honnêteté envers Juliette

“ Have you ever had a girlfriend, Kenji? ”

" What?" He looks mortally offended. "Do I look like the kind of guy who's never had a girlfriend? Have you even met me? ”

T3 :  Ce troisième tome n'a fait qu'affirmer le rôle essentiel que joue Kenji dans l'intrigue, mais aussi dans la vie de chacun des personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, Kenji nous touche profondément. Dans ce monde noir et plein de violence, il apporte une légèreté et une lumière à cette histoire qui nous fait briller les yeux !


UNE PREMIÈRE SAISON AVEC DES FAUX PAS MAIS QUI SE FINIT EN APOTHÉOSE!


24 avr. 2019

Insaisissable Tome 1 : Ne Me Touche Pas de Tahereh Mafi

Hello tout le monde ! Me revoilà enfin sur le blog après deux petits mois d’absence due à me réemménagement chez moi en France. Du coup je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler du premier tome de la série Insaisissable de Tahereh Mafi que mon amie Morgane (@thebeautyandthebookstore) m'a atrocement poussé à lire et je crois que c'est pour ça que je n'ai jamais vraiment abandonné l'idée de lire cette série depuis le temps qu'elle est dans ma pile-à-lire!

Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un crime. 
Un accident. 264 jours sans parler. Ni toucher personne. Alors pourquoi Adam, celui qu'elle aime en secret depuis l'enfance vient-il partager se cellule ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ?

L'organisme tout-puissant qui régit le monde de Juliette n'hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Mais ce que désire par-dessus tout Warner, le fils de son leader, c'est Juliette. La malédiction qui pèse sur la jeune fille est pour lui une arme inestimable.
Seulement Juliette n'a pas l'intention de se laisser faire. Après une vie de paria, elle trouve pour la première fois le courage de se battre et de rêver à un avenir avec celui qu'elle croyait avoir perdu pour toujours...


Je voulais commencer par vous parler de Juliette qui est un personnage que j'ai trouvé très intéressant au fil des pages puisque l'on découvre avec elle jusqu'où ses habilités peuvent aller et quels pouvoirs l'animent vraiment. Juliette est une jeune femme avec une grande force mentale pour avoir subi tout ce que les gens lui ont fait durant son enfance, mais aussi son adolescence, de l'abandon de ses parents jusqu'aux moqueries de ses camarades de classe qui la prenaient pour un monstre, Juliette a vécu le pire et pourtant elle arrive encore à se maintenir à flots. La seule chose qui m'a quand même dérangé, c'est le fait qu'elle soit facilement influençable dans ce premier tome, elle donne sa confiance un peu trop facilement à un des personnages et c'est peut-être le seul bémol sur ce personnage pour l'instant.

“All I ever wanted was to reach out and touch another human being not just with my hands but with my heart.” 


Passons maintenant à ce personnage que nous aimons tous détester puisque je parle bien évidemment d'Aaron Warner. Morgane voue un amour inégalé pour ce personnage et je me demandais ce qu'il avait vraiment de différent, et dans ce premier tome, je n'ai pas vraiment compris pourquoi puisqu'il est juste abjecte et méchant avec tout le monde sauf avec Juliette, même s'il la malmène un peu quand même. Je pense que ce personnage est extrêmement complexe et qu'il me faut lire la suite et prendre du recul pour pouvoir me faire un véritable avis. Car il y a eu certains agissements qui m'ont déplu dans ce premier tome alors à voir s'il arrive à remonter dans mon estime dans le prochain opus.



Passons à un personnage que j'ai eu du mal à cerner et c'est bien sûr Adam, bien trop gentil et serviable, je ne suis pas sûre de bien l'apprécier. Le fait aussi qu'il considère Juliette comme une jeune proie sans défense me déplaît aussi beaucoup, je reste donc sur mes gardes avec ce personnage-là. Même si, au début, je l'ai trouvé extrêmement touchant par son histoire et son passif avec Juliette, il y a encore énormément de parts d'ombre qui entoure ce personnage et je pense que le pire reste à venir...

“Raindrops are my only reminder that clouds have a heartbeat. That I have one, too.” 


Même si le début de ce premier tome m'a laissé perplexe et indifférente, car je trouvais le temps long, passé les 100 premières pages, j'ai enfin réussi à rentrer dans l'histoire et les choses bougeaient aussi. Honnêtement, je n'ai pas vu le temps passer avec les autres trois quarts du livre tant c'était addictif et qu'il y avait un bon enchaînement de péripéties. La fin ne nous laisse pas pantoise, mais assez pour vouloir savoir la suite que je pense attaquer très prochainement. Je trouve que l'univers est très intéressant, pour l'instant ça reste basique dans les codes de la dystopie, donc j'en attends plus pour la suite mais je pense que Tahereh Mafi est prête à me surprendre.


Le seul regret que je peux avoir, c'est de ne pas l'avoir lu en anglais dans sa version originale, car j'ai déjà eu un aperçu de l'écriture poétique de Tahereh Mafi et je pense que je serai ressortie de cette lecture encore plus touchée si j'avais lu la version originale. J'ai les trois premier tomes en version française donc je les lirai comme cela, mais je pense changer avec la version originale après la première trilogie. 

UNE DÉCOUVERTE PLEINE D'AVENTURES ET UNE AUTEURE AVEC UN GRAND POTENTIEL, IMPATIENTE POUR LA SUITE !



6 févr. 2019

What The Wind Knows de Amy Harmon


Hello à tous ! Je reviens cette semaine pour vous parler d’une lecture que j’ai prise le temps de savourer pour plusieurs raisons. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram, vous savez que je parle bien évidemment de What The Wind Knows d'Amy Harmon qui est son tout dernier roman paru le 1er février dernier aux États-Unis. Je me suis plongée dedans par curiosité d’en apprendre plus sur l’histoire de l’Irlande qui est un pays qui me fascine, mais aussi par amour de la plume de cette autrice talentueuse que j’admire tant.

Anne Gallagher grew up enchanted by her grandfather’s stories of Ireland. 

Heartbroken at his death, she travels to his childhood home to spread his ashes. There, overcome with memories of the man she adored and consumed by a history she never knew, she is pulled into another time.

The Ireland of 1921, teetering on the edge of war, is a dangerous place in which to awaken. But there Anne finds herself, hurt, disoriented, and under the care of Dr. Thomas Smith, guardian to a young boy who is oddly familiar. Mistaken for the boy’s long-missing mother, Anne adopts her identity, convinced the woman’s disappearance is connected to her own.

As tensions rise, Thomas joins the struggle for Ireland’s independence and Anne is drawn into the conflict beside him. Caught between history and her heart, she must decide whether she’s willing to let go of the life she knew for a love she never thought she’d find. But in the end, is the choice actually hers to make?


« I read somewhere that a person will never know who they really are unless they prioritize what they love. »


Anne est un personnage riche et épatant, à travers son voyage dans le temps, on apprend à connaître l'Anne du présent grâce à la personne pour laquelle elle se fait passer en 1921. Intelligente, aimante et pleine de ressources, Anne m’a énormément touchée et surprise au fil de son histoire. Son lien avec chaque personnage est fort et important, elle sait prendre soin des gens qu’elle aime et se sacrifierai pour yeux sans réfléchir une seule seconde. Son courage est la qualité de son personnage qui m’a le plus ému et prit par les tripes. Je ne devrais plus douter qu’Amy Harmon sait créer des personnages féminins avec beaucoup de poigne, de bravoure et d’amour.


« I could have written stories about him. He would be the character that grew on the reader, making them love him simply because he was good. »


Laissez-moi rêver encore de Thomas. Peu importe qui se retrouvera face à ce personnage, cette personne ne pourra que l’aimer. Son cœur pur, aimant et vaillant s’unit parfaitement à l’âme douce de son âme sœur. On apprend d’abord à le connaître à travers son journal quand Anne est encore dans le présent, et déjà lors des lectures de ces pages on ne peut que l’admirer. Thomas est plein de cœur, engagé et loyal envers son pays, mais aussi envers ceux qu’il chérit. C’est un personnage plein de profondeur, énigmatique et mystérieusement intéressant que l’on ne peut lâcher les pages de ce roman en partie à cause de lui. De plus, son amour pour l’Irlande est contagieux.


« I told you. You told me. Only the wind knows which truly comes first. »


Oh notre doux Eoin. Pas une page sans ce nom et pas une seule fois sans qu’il y est un sourire teinté sur mon visage. Eoin est le personnage fondamental de cette histoire, c’est grâce à lui qu’elle se commence et grâce à lui qu’elle se termine comme je l’avais imaginé mais c'est aussi lui qui relis tous les personnages entre eux. Cet homme plein de surprises, mais surtout plein d’amour pour sa Anne et pour son Irlande, cet amour qu’il a transmis à cette dernière et qui l’amène à sa destinée. Tout était écrit et il était le seul à détenir le secret de cette histoire. Je me suis énormément retrouvée en lui et Anne, fascinée par les histoires de mes ancêtres et leurs vies, mais aussi leurs secrets. Je ne peux pas trop en dire, car je ne veux pas révéler quoique ce soit mais disons que j’ai l’âme d’enfant d’Eoin.


Et moi qui croyais que je ne pourrais jamais retomber amoureuse de la plume et le talent d’Amy Harmon, il faut croire que j’avais tord. Amy m’a totalement transporté dans l’histoire irlandaise et son indépendance, j’ai trouvé qu’elle avait magnifiquement bien mêlé le réel et la fiction tout en gardant la rythmique d’un roman que l’on ne veut pas poser. Lors de roman fictif historique, j’ai toujours peur des descriptions à rallonge qui me font bayer, mais ce n’est définitivement pas le cas de What The Wind Knows, la rythmique des descriptions est très bien exécutée. Les moments historiques sont correctement amenés, passionnants et haletants, ce qui nous donnent envie d’en savoir encore plus sur ce pays si riche d'histoire.

« My grandfather told me once that happiness is an expression of gratitude. And it’s never wrong to be grateful. »


À travers What The Wind Knows, Amy parle de personnages politiques irlandais de l’époque qui ont forgé l’histoire de cette dernière comme Michael Collins, Cathal Brugha, Arthur Griffith ou encore Eamon de Valera et Lloyd George et elle entremêle avec brio ses personnages fictifs aux destins de ces personnages historiques. Amy s’est aussi inspirée de ses ancêtres et de son histoire puisqu’elle a basé son récit à l’endroit même d’où viennent ses racines irlandaises. On ressent une vraie connexion avec ce roman, on s’y sent vraiment chez soi entre ses pages et on ne souhaite qu’une seule chose en le refermant, s’envoler pour l’Irlande pour apprendre à la connaître, la visiter et l’explorer avec curiosité.

UNE QUÊTE HISTORIQUE SUR LES TRACES D’UN PASSÉ FAMILIAL ET POLITIQUE. UN VOYAGE MAGIQUE DANS LE TEMPS QUI TRANSPORTE ET BOULEVERSE.


En attendant une prochaine chronique, prenez soin de vous !

Andréa.

2 févr. 2019

HAPPY TIMER N°9 : Les émotions du lecteur.


Hello à tous ! On se retrouve cette semaine après deux semaines de pause pour un article que j’étais impatiente d’écrire, car c’est enfin le retour du HAPPY TIMER qui nous gâte avec un sujet spécialement pour nous, férus de lecture puisque le thème de cette semaine est « les émotions de lecteur ». Nous sommes tous passés par des émotions diverses et variées quand nous étions plongés dans une lecture. Alors je voulais vous présenter mes émotions et ma relation passionnée, mais aussi passionnelle que j'entretiens avec chacune d’entre elles.. Quelles soient sombres ou légères, il est temps que je vous les présente.

Ah Nostalgie quand tu nous tiens. Je voulais commencer par « Nostalgie », car cette dernière peut être la plus proéminente dans ma vie de lectrice. Que ce soit lors de première lecture ou de relecture, Nostalgie sait abattre son coup de baguette sur mon moral. Si pour certains Nostalgie est une mauvaise connaissance, personnellement, j’aime cohabiter avec cette dernière. Même si elle peut parfois être douloureuse, elle sait aussi se faire tendre et j’aime la rencontrer lors de nouvelle lecture quand je rencontre un nouveau personnage dans lequel je me retrouve et qui me remplit de tendresse ou bien quand je relis l’un de mes romans favoris et que je revis ces moments doucereux qui me ramène à ma première lecture. Nostalgie est présente surtout quand je referme une histoire que je n’aurais jamais voulu quitter, mais comme elle est souvent synonyme de ce dicton : « toutes les bonnes choses ont une fin ». Donc, malgré que Nostalgie puisse être compliquée à cerner, elle me fait vivre de belles aventures et sait me ramener à des souvenirs enfouis. 


Le plus commun des émotions du lecteur et pourtant « Bonheur » est la chair de ces derniers. Que serions-nous sans lui ? Perdu, je suppose. Car il est bien vrai que Bonheur vallonne nos passages préférés de roman et nous embaume le cœur de sentiment de bien-être quand nous sommes entre les pages d’une histoire solaire. Bonheur grave des souvenirs incroyables dans ma mémoire de lectrice, il sait mettre en valeur les personnages qui façonnent mon existence et les fait briller de mille couleurs.


« Tristesse » est plus répandue que l’on ne pourrait le penser surtout quand on lit de la littérature pour jeunes adultes en quantité comme moi, car Tristesse est au cœur du débat adolescent et ces jeunes personnages sont la clé des histoires qui me passionnent. Tristesse me fait pleurer, sangloter et sait briser mon petit cœur de lectrice en mille morceaux. Tristesse me rend vulnérable, fragile et cœur-tendre, mais c’est une émotion et je ne veux pas la réprimander alors je la laisse m’envahir quand il est temps. Tristesse a vu mes personnages préférés souffrir à travers mes larmes, elle les a vu blessés et meurtris, mais elle est comme ça Tristesse, elle est brute et elle fait mal.


« Euphorie » est souvent mal connue, mais souvent présente dans ma vie de lectrice, elle sait pointer le bout de son nez quand l’excitation est à son apogée que je ne pense qu’à une chose, lire le roman que j’ai posé sur ma table quelques heures plus tôt. Euphorie me remplie de joie et de tendresse, car elle est un mélange de pleins d’émotions en une seule, mais elle sait se faire connaître quand c’est le moment de parler de ce dernier roman que tu as lu et absolument adoré à une personne spéciale à ton cœur ou seulement à tes meilleurs amis lecteurs. Euphorie sait y faire et trouver les mots pour convaincre de prochains lecteurs, elle est persuasive.


« Peur » apparaît souvent quand il est temps de faire vivre des péripéties à ces personnages auxquels je me suis attachée, elle s’engouffre dans ma gorge et se loge dans mon estomac pour former un caillou qui restera présent jusqu’au dénouement. Peur sait y faire, elle aussi, elle est maligne et tenace quand c’est le moment de se montrer. Peur est sûrement celle que j’apprécie le moins, car elle laisse derrière elle une amertume que je n’apprécie que rarement et elle est également la préface d’une catastrophe romanesque. Bien qu’elle soit fondée, Peur pourrait la mettre en veilleuse plus souvent si vous voulez mon avis.


« Soulagement » est souvent un laissé-pour-compte dans les émotions du lecteur, car il arrive, la plupart du temps, le dernier, mais Soulagement a du panache à mes yeux, il sait arriver au moment opportun. Il arrive souvent juste après Peur, et comme vous avez pu le découvrir cette dernière n’est pas ma meilleure amie, donc Soulagement arrive à point nommé lors du dénouement d’une aventure qui a mis mes héros à rude épreuve. Soulagement laisse une vague d’apaisement s’infiltrer dans mon esprit et me permet de respirer pour enchaîner sur une note à peu plus légère. Il est indispensable à la vie palpitante d’un lecteur ce bon vieux Soulagement.

Émotionnellement votre,


Andréa.